Auteur:Aurélie Darbourg
Pays: France
Traducteur: Aurélie Darbourg
Pays: France
La tenue normale
Un keikogi
keiko: exercice
gi: vêtement
Une veste la plus légère peu convenir
Un pantalong
Un obi: une ceinture qui fait 2 tours
Un hakama
S'il n'était pas habillé ainsi, même un spectateur qui venait voir l'aïkido, ne pouvait pas rentrer dans le dojo du fondateur de l'aîkido Maître ueshiba.
A plus forte raison un pratiquant même débutant
Aujourd'hui et uniquement pour éviter des frais inutiles, on accepte que les débutants ne portent pas tout de suite le hakama.
Comme le fondateur de l'aikido après la guerre dans un japon de restriction où cette exigence empèchait certains élèves de pratiquer
Un hakama
Il est fabriqué en tergal afin de conserver les plis. Il est toujours uni mais existe dans différentes couleurs : noire, bleu marine, gris.
« Le hakama est le large pantalon que portait ordinairement le samurai. Il n'était
pas conçu, comme on le prétend parfois, pour dissimuler les pieds ou donner l'illusion
de flotter. En fait, le hakama était remonté dans la ceinture quand un affrontement
devenait imminent, tout comme les manches du kimono étaient retenues par une longue
bande de tissu, le tasuki. Le hakama fut l'habit traditionnel des classes nobles
durant toute l'histoire du Japon. C'est durant la période Edo qu'il prit la forme
définitive en usage aujourd'hui. Le hakama est normalement porté dans la pratique
des arts martiaux faisant partie de la tradition classique. Il est donc le symbole
de leur noble hérédité. Le hakama nous incite à refléter la vraie nature du bushido.
Le port du hakama symbolise les traditions qui se sont perpétuées de génération
en génération. »
Dans la plupart des Budo classiques, les pratiquants portent le hakama : il s'agit
d'une jupe-culotte tombant jusqu'aux chevilles, de coupe ample et pratique de façon
à laisser une grande liberté de mouvements. Il comprend cinq plis sur le devant
et un au dos, qui ont une signification religieuse et sociale dans le Japon actuel
et historique. Il est maintenu par de longs cordons noués sur les reins : deux fixés
à l'avant, qui font trois fois le tour de la taille, et deux fixés à l'arrière qui
viennent directement s'attacher devant. Le serrage de ces liens au niveau du bas-ventre
place la puissance au centre, ce qui va dans le sens de tout travail de budo. Un
petit dosseret placé à l'arrière, le koshi-ita , aide à un bon maintien des lombaires
et à un bon placement des hanches. Le hakama que l'on porte en aïkido est de couleur
sombre, noir ou indigo. Mais cela n'est pas toujours ainsi : pour les occasions
et cérémonies, il est brodé, décoré, de couleurs variées. Dans le rite shinto, celui
du célébrant est blanc et celui des femmes participant au rite est rouge.
L'origine du hakama remonte loin dans le passé : le mot est attesté dès le
8e siècle dans des chroniques japonaises. Le vêtement a beaucoup évolué au fil du
temps, selon les usages qu'en ont fait les guerriers, selon les groupes sociaux
qui l'ont porté. Celui des cavaliers, était plus court et possédait une élargissure
à l'entrejambe. Il était soigneusement fixé dans des jambières, tout comme celui
des combattants à pied. Les bushi, cavaliers ou non, ont toujours conservé cet équipement,
sans doute afin de marquer leur condition noble. Pour les cérémonies et les visites
d'apparat au shogun, l'empereur, le hakama était beaucoup plus long, avec une traîne,
en tissu précieux.
Aujourd'hui les tissus synthétiques se sont imposés, pour leur aspect pratique,
afin que les plis restent en place. Les hakamas sont montés et cousus à la main,
ce qui explique leur coût relativement élevé. Le travail nécessite une grande précision.
La surface de tissu nécessaire, par exemple, ne souffre pas de fantaisie : il faut
une surface légèrement supérieure à celle d'un keikogi. Une fois la forme globale
mise en place, l'artisan crée les plis arrière, les maintient à gros points, puis
retourne l'ensemble afin de former les plis avant. Il utilise à la fois ses pieds
et ses mains pour maintenir le tissu. Avec l'expérience, les artisans acquièrent
suffisamment d'habileté pour pouvoir se passer de mètre et prendre les mesures des
plis au jugé.
La charge symbolique des plis se décline de deux manières : du point de vue social,
les cinq plis de devant représentent les cinq vertus de la société japonaise. En
aïkido, les sept plis symbolisent les sept vertus du budo.
-
Jin : humanité, bienveillance
-
Gi: justice, honneur
-
Rei : courtoisie, étiquette
-
Chi : sagesse, intelligence
-
Shin : confiance, sincérité
- Chu : loyauté, fidélité
- Koh : piété, respect des codes
martiaux, religieux et philosophiques
En pratique:
A partir de quand puis-je ou dois-je porter un hakama ?
Traditionnellement, tous les pratiquants le portaient, puisque c'est le vêtement
normal du guerrier.
Il faut rappeler que Maître Ueshiba n’acceptait même pas un spectateur dans le dojo
sans hakama, et à plus forte raison un pratiquant : en effet, le keikogi n'étant
qu'un sous-vêtement, sortir sans hakama équivaut à se promener en slip.
Après la guerre le fondateur a accepté que les débutants pour des raisons économiques
ne le portent qu’à partir de shodan, soit au Japon après 2 ou 3 ans de pratique.
Les professeurs par erreur ont cru que c’était la règle et ont adopté ce principe
sans connaître l'origine de cette dérogation momentanée.
Aujourd'hui, si l'on retarde le port du hakama, c'est donc simplement afin d'éviter
au débutant des dépenses immédiates qui deviendront inutiles s'il arrête très vite
de pratiquer. En revanche, après une certaine durée de pratique, il est normal de
s'habiller correctement. On considère que deux ans de pratique sont suffisantes
pour déterminer si l'on va continuer l'aïkido. Dans tous les cas, il faudra porter
le hakama dès que le professeur vous le dira.
Les femmes et les enfants en portent-ils aussi ?
Bien sûr ! Tous les pratiquants sont à la même enseigne. Cependant, pour des raisons
anatomiques, les femmes l'attachent différemment, jusque sous les cotes.
Comment choisir la taille ?
Un tableau de correspondance des tailles est disponible ici.
Dans tous les cas, il vaut mieux l'acheter dans une boutique
spécialisée, les vendeurs sauront vous proposer la taille adéquate.
Pour le type de tissu, il vaut mieux le choisir en Tergal (marque déposée) car c’est
ce qui offre la meilleure tenue des plis. Méfiez-vous des coupes locales non japonaises
qui ne donnent pas la meilleure silhouette… de plus les coutures lâchent souvent
aux premiers mouvements, mais dans ce cas, pas de panique, il suffit de recoudre
avec un fil adéquat.
Comment faut-il le mettre ?
Le moment venu, les uschi-deshi de votre dojo seront présents pour vous l'expliquer
et vous aider à le nouer.
Comment le plier ?
C'est aussi le rôle des uschi-deshi de vous le montrer. Pour vous aider, une vidéo
est disponible ici.
Les armes en bois d'une manière générale
Attention aux modèles économiques en carton compressé !!!
Préférez-les fabriquées en chêne, elles seront plus solides et vieilliront mieux.
Poncez les moindres aspérités car elles sont génératrices d'échardes et d'ampoules.
Ne jamais travailler avec un jo ou un boken en sapin. En cassant, ils projettent des morceaux pointus, susceptibles de vous blesser aux yeux.
Un boken ou un jo cassé devient un bon Tanto quand on est bricoleur !
Un boken:
Il en existe de diverses qualités et avec des courbures différentes.
Assurez-vous qu’il soit bien équilibré et pas trop lourd, sinon gare aux tendinites!
On peut au début le remplacer par un jo de même taille.
Il existe des modèles enfants, moins long et avec une protection pour éviter qu’ils se blessent.
Un jo :
Comme pour le boken, il en existe de diverses qualités. Assurez-vous qu’il soit bien droit !
Vous pouvez le fabriquer vous-même en achetant un manche en hêtre dans un magasin de bricolage, cela vous reviendra 5 fois moins cher.
Un tanto:
Très souvent fabriqué en chêne, certains pratiquants le font eux-mêmes.
Un étui pour mettre ses armes:
Il existe plusieurs modèles, ici celui de décathlon.
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